Jean de Dieu (suite : IIe et IIIe parties)

Chez Jean de Dieu

Jean de Dieu : 

aller le voir… ou pas ?

(suite : IIe et IIIe parties)

 

(La première partie de l’article se trouve ici : 

https://cancer-toujours-en-vie.com/jean-de-dieu/)

 

Malgré tout, comme je vous le disais, je n’ai jamais regretté mon voyage à Abadiânia et je vais passer à une seconde partie plus stimulante puisque je ne suis pas morte.

II. Ce qu’Abadiânia peut cependant vous offrir

1. L’extraordinaire au quotidien

– La guérison ! Ou le début d’un processus de guérison

Non, non, je ne suis pas totalement folle, ni habitée par deux Entités ennemies (!), je pense juste que chaque cas est unique et que si l’on trouve des témoignages de guérison, c’est aussi qu’ils existent. Personnellement, je ne suis pas médecin, donc je ne peux garantir à quelqu’un qu’il mourra dans les trois mois ou qu’il ne guérira jamais, OK ?

. Les témoignages de guérison mentionnent souvent plusieurs “opérations”, plusieurs séjours à La Casa.

C’est par exemple le cas d’un certain José qui est allé quatre fois à La Casa pour guérir d’un lymphome de l’estomac, après avoir refusé toute chimio (Guérisons spirituelles*, p. 154). Un chirurgien-dentiste nommé Reny, qui souffrait de deux cancers, dont un à l’œil, s’y est fait opérer une première fois à La Casa avant de s’y rendre trois jours par mois, pendant six mois (GS*, p. 167).

. Certains séjours peuvent être relativement longs : un mois, deux, un an ou davantage encore.

Pour autant, ils ne sont pas forcément liés à un plus grand nombre d’opérations. Une Irlandaise nommée Julie, qui avait subi une vingtaine de séances de chimio pour un cancer du sein survenu à l’âge de trente ans, a passé plus de quarante jours à La Casa. Elle y fut opérée une seule fois, qui plus est de manière invisible. Elle resta deux fois dans le courant de la salle des médiums et prit trois bains de cristaux (ce qui est très peu). De retour en Irlande, son médecin surpris la déclara guérie (GS*, p. 155).

– Une sensation particulière, “stupéfiante”

Certains ex-malades évoquent une sensation qu’ils n’avaient jamais ressenti de toute leur vie, si bien que ce phénomène intime et étrange est pour eux une promesse de santé.

Par exemple, un Néo-Zélandais né en 1962, auquel on avait diagnostiqué une grosse tumeur au cerveau, fut opéré et soumis à des rayons dans son pays. Il se crut guéri avant que la tumeur ne récidive, un an après. Une nouvelle intervention pouvait le laisser paralysé ou le tuer. Très affaibli, il se rendit à La Casa et éprouva “une sensation stupéfiante” quand il fut opéré par l’Entité (GS*, p. 151) Il put remarcher normalement, refaire du vélo et il revint une deuxième fois au Brésil pour parfaire sa guérison.

-> *Les témoignages que je viens d’évoquer sont tous issus du livre Guérisons spirituelles, de Ismar Estulano Garcia, AB Éditions, Goiânia, 2009. Les noms des ex-malades, leur adresse et parfois même le numéro de leur passeport est mentionné. Difficile de citer précisément et longuement cet ouvrage puisque on lit sur la première page : “la reproduction illégale de tout ou partie d’un livre constitue un délit punissable de 2 à 4 ans d’emprisonnement”, je vis dangereusement ! Le droit de courte citation qui s’applique sur toute œuvre ayant été publiée devrait cependant me sauver : je nomme précisément mes sources. Comment ferait donc la recherche universitaire si elle ne pouvait se référer de manière rigoureuse à des auteurs pour accréditer son propos, mystère.)

– Une “opération” physique

Comme je l’ai dit en première partie et contrairement à ce que m’avait rapporté le traducteur de Jean de Dieu, il n’est pas vrai du tout qu’on ne puisse pas obtenir d'”opérations” physiques pour traiter un cancer. Ainsi le livre Jean de Dieu* rapporte qu’une certaine Sirlei Lerner souffrait d’un cancer du sein, découvert en 1991. Elle commença par refuser opération traditionnelle, chimiothérapie et radiothérapie. À la Casa où elle se rendit pour la première fois en 1994, elle tomba sur l’Entité Dr José Valdivino qui pressa sur sa tumeur : du sang en sortit alors. Elle retourna voir l’Entité tous les quarante jours. Un jour, raconte Sirlei Lerner, l’Entité (toujours le Dr Valdivino), “prit une seringue et me l’enfonça dans les tumeurs dont il retira un liquide rouge sang” (p. 255). Pendant huit ans, Sirlei ne se soigna qu’à La Casa où on lui recommanda en 1999 de faire pratiquer une opération traditionnelle. Elle suivit cette recommandation, la tumeur aurait été “encapsulée” au lieu de se répandre comme elle aurait dû le faire pendant ces huit années sans traitement conventionnel. Sirlei refusa la chimio et les rayons que préconisait le médecin, mais fut guérie.

-> * Voir Cumming Heather et Leffler Karen, Jean de Dieu, Éditions Exergue, Paris, 2010 (1ère éd. John of God, Atria Books, 2007) ; témoignage de Sirlei Lerner et complément : pp. 253-259.

– Des spectacles époustouflants d'”opérations” physiques

Certes, vous n’aurez pas forcément une opération physique, et d’ailleurs, beaucoup ne songeraient pour rien au monde à en demander une, mais vous pourrez tout de même assister à certaines d’entre elles.

. Ci-dessous, je vais me permettre de citer ma mère, puisqu’elle a tenu un journal à Abadiania et que la reproduction de son texte ne s’apparente pas à un délit, merci, maman !

J’ai vu hier Joao opérer quelques personnes sur la petite estrade devant. Il faut en faire la demande pour passer et il le fait publiquement, seulement sur quelques personnes. C’est impressionnant ! J’étais devant, M.*** la guide, m’ayant laissé sa place. On voit les chairs s’ouvrir, le sang coule, Joao retire quelque chose du nez, de l’œil. Il recoud dans le dos avec une aiguille qui ressemble à une aiguille à matelas.”

Sans commentaire. Si vous connaissiez ma mère, vous sauriez qu’on ne peut l’accuser de fabuler.

. Au sujet de ces opérations physiques, je voudrais ajouter que les gens que j’ai vus sur l’estrade étaient tous plutôt costauds : un clone brésilien du Guillaume que j’ai décrit plus haut (tatouages et piercings) ; un autre homme très brun et très musclé ; une Brésilienne assez forte.

Mais Abadiânia ne se réduit pas à la seule présence de Jean de Dieu.

2. Un dépaysement géographique, culturel, sociologique et mental

– Une diversion radicale et bienvenue

Paradoxe incroyable : vous irez peut-être au Brésil en raison d’un cancer, mais par moment, vous l’oublierez totalement.

Si vous quittez la France par une nuit glaciale d’hiver, dans un avion qu’il a fallu dégivrer, et que vous vous extirpez d’un autre en traversant des passerelles étouffantes chauffées par un soleil radieux, le contraste sera si saisissant que votre passé sera relégué en un instant au fin fond des oubliettes de votre mémoire. Comme j’ai ressenti alors ce que le calviniste Jean de Léry avait pu éprouver au fin fond de son XVIe siècle : la fascination pour un nouveau monde, promesse de vie !

Fini l’hosto etc. (à quoi bon s’embêter à récapituler, zou ! adieu !), à vous les peaux bronzées, les filles en shorts, les chauffeurs rieurs, les langues étranges, le joyeux bordel des panneaux vantant pêle-mêle les joies de l’éducation ou tel ou tel saint (le nom de certaines écoles associant astucieusement les deux), les beautés du coucher du soleil, les aliments inconnus mais toujours délicieux. De toute façon, au Brésil, même les patates n’ont plus l’air de patates !

Bref, comment ne pas adorer ce pays et ses habitants souriants, accueillants (y compris avec les Esprits) et pragmatiques ? Mais bien des nationalités se côtoient à Abadiania.

– Un mélange fascinant de cultures, de langues, de gens, de surprises 

 . Se recueillir ? Portraits de groupes

Les Brésiliens sont de loin les plus nombreux, mais les Américains semblent décider à les faire oublier en remportant sans conteste la palme du bruit quand ils investissent une pousada. Difficile de produire un tel boucan, sauf dans une clinique privée d’Aix où le personnel avait dû faire un stage pour réveiller les patients, ce n’est pas possible autrement. Mais à Abadiânia, exploit, ce sont les patients eux-mêmes qui foutent le bordel.

La veille du jour où Jean de Dieu opérait, grand débarquement américain : portesssss claquéesssss, interpellations retentissantes de chambre en chambre, valises roulées de plus belle à toutes les heures de la nuit, rires tonitruants, bruits de courses dans les couloirs, sauts dans les escaliers, MAIS DE QUOI DIABLE CES GENS POUVAIENT-ILS SOUFFRIR ????!!!! D’hyperactivité ? Ce fut le premier matin où je ne fus pas réveillé par le coq, il devait être crevé lui aussi et dormir, le veinard. Mais nous, nous devions filer à la Casa pour nous installer au plus tôt sur les bancs du premier rang (oui, je sais, c’est peut-être pour cela que je n’ai pas entendu le coq, mais tout de même, certains matins il chantait très très tôt… et pas ce jour-là, très très louche, quand même).

Les sonores Américains réussirent cependant à se faire plus discrets à l’intérieur de La Casa (on aurait dû inviter Jean de Dieu à la pousada), et quiconque a mesuré un jour l’envergure de leurs performances sonores sera vraisemblablement aussi disposé que moi à les féliciter sincèrement pour la véritable prouesse qui consiste à les mettre en sourdine.

N’empêche qu’ils étaient amusants, parfois sympas, et toujours prêts à chanter : à La Casa le dimanche ainsi qu’un autre jour de la semaine où ils apprenaient (ou apprennent, je suppose qu’ils le font toujours) leurs hymnes à d’autres. Mais aussi, grosse surprise, dans le seul bar du coin qui avait organisé une soirée pop-rock-salsa. Du chant de grâce façon Mormons aux rythmes et paroles des Stones, de la méditation silencieuse au jeu de guitare électrique, quelle gamme ! Le café-bar se révéla capable d’attirer toutes sortes de nouveaux spécimens, en particulier brésiliens, à moins d’ailleurs que l’esprit festif de chacun ne se soit judicieusement planqué dans les blanches files de La Casa.

Les Français explosèrent à ce moment-là l’ostentation US, soudainement dégonflée par une sorte de réserve, voire de pudeur gestuelle. Stimulés par les mouvements experts des hanches brésiliennes et portés par les cocktails, ils attiraient la lumière. France : 4 ; Brésil : 2 ; USA : 1 (oui, j’ai entendu un reportage sur Ronaldo qui influence le style de cet article). Même la guide âgée de soixante-dix ans se trémoussait toute blanche entre deux tables.

La pousada se réveilla lentement le lendemain matin (sauf le coq), Jean de Dieu n’opérait pas.

 

. Échanger à la faveur de l’instant : légèreté, liberté, authenticité

Dans le monde d’où vous venez, les gens se concentrent sur leur smartphones sans prêter attention à ce qui les entoure. Mieux encore, ils font tout pour ne même pas s’adresser un regard sur un étroit trottoir, un quai de gare ou dans un métro. Regarder un inconnu = agression et au mieux tentative de séduction pour obtenir quelque chose, par exemple de l’argent. Parler à autrui passé l’âge de cinq ans en ferait sursauter plus d’un. Recul aussi devant le mur des préjugés, solidement cimenté par les catégorisations sociales, celles liées au sexe, à l’âge, à la couleur des cheveux ou autre indice qui ferait les délices de la sémiologie. Même au sein d’un cercle commun, la parole est parfois empêchée par les conventions, la crainte du commérage, celle que le propos ne soit déformé, etc..

Foin de tout ça à Abadiania !

. Compagnons de voyage

Les portables sont quasiment absents (ô merci Orange, SFR, and Co pour vos tarifs élevés), peu appréciés d’ailleurs par Jean de Dieu ou les guides qui y voient une diversion coupable (Pascal, te voilà actualisé !).

 Bilan : chaque journée peut vous offrir des rencontres multiples et uniques en leur genre avec des êtres que vous n’auriez jamais rencontrés et que vous ne rencontrerez probablement plus jamais, avec lesquels surtout vous n’auriez jamais communiqué sous d’autres cieux.

Vos compagnons de hasard n’attendent rien de vous, vous n’attendez rien d’eux, ils ne vous connaissent pas, vous connaissez à peine leur prénom, vous pouvez échanger sur ce qui vous plaît et vous étonner sans jugement de leur étonnante diversité.

 Vous voilà donc en train d’écouter le busines-plan d’un ex-boxeur qui projette de se reconvertir dans la vente de feuilles de vignes garnies, futurs concurrents des sandwichs sur les marchés ; vous renoncez à donner votre opinion à une Française qui s’en fout, car elle vient de découvrir les surmatelas Bultex au hasard d’une conversation et projette idéalement de s’en faire livrer un en Inde quand elle méditera dans un super célèbre ashram au nom incroyablement long (à la fin du mot, vous avez déjà oublié le début). Vous échangez à peine réveillée avec un jeune Canadien exclusivement fructivore qui chante les vertus de l’ayahuasca (l’aya quoi ?), plante testée au fin fond de la forêt amazonienne ; plus prosaïquement, vous laissez votre bouteille d’eau de La Casa à une guide canadienne qui vante les vertus de Jean de Dieu tout en ingérant une bonne dizaine de compléments alimentaires (deux types de soins valant mieux qu’un), etc. etc.

 Super bonus méga + : personne ne vous parle de cancer, ni même de votre santé, sauf un Français qui a décidé que l’œuvre de sa vie serait de vous remplumer (raté).

À cela s’ajoutent des synchronicités amusantes. Il faut croire qu’à Abadiania, vous rencontrerez les personnes qui vous correspondent, et que d’autres seront transparents pour vous. Ainsi, ma mère était capable de me donner des précisions étonnantes sur des gens dont je n’avais jamais remarqué l’existence (ils déjeunaient avec nous…), mais un shaman américain semblait se matérialiser dans la rue quand je sortais, il consacrait le reste de son temps à méditer, si bien que nous parlions ensemble de tout et surtout de rien. Ce qui me semblait à ce moment-là la quintessence de la perfection suprêmement incarnée (ouais, j’ai beaucoup perdu).

 

– Des signes du Ciel ?

Évidemment, tout le monde attend un signe d’En-Haut en se rendant à Abadiânia, mais nous ne devions pas être assez spirituels dans notre petit groupe qui évoluait aux hasards des circonstances, car nous n’avons jamais reçu ceux que nous voulions.

– Sans doute fut-ce aussi le cas pour deux Américaines que mon frère aperçut un midi en train de resquiller dans la longue queue qui menait à la soupe offerte par La Casa. Les deux filles en question s’installèrent le soir pour dîner sur la terrasse de la pousada, exactement sous les travaux d’agrandissement. Il ne leur fallut pas longtemps pour être entièrement recouvertes de crépi.

– De mon côté, j’avais pris l’habitude d’errer dans les jardins de La Casa vers midi, les jours où elle était quasiment déserte. Je m’interrogeais plus que jamais sur les meilleurs choix alimentaires. Un dimanche, alors que des enfants jouaient au foot derrière l’enceinte, grand bruit de ballon. En voulant le leur relancer, surprise : c’était une mangue. Assez curieusement, je trouvais presque chaque jour un de ces fruits qui traînait sur le sol, mais j’étais bien la seule. J’aurais sans doute dû me souvenir du message en rentrant en France, faire une cure de fruits et légumes frais plutôt que de me lancer dans le cétogène… (voir l’article alimentation)

Mais il se passe encore autre chose à La Casa

3. Paix, émerveillement et gratitude

– Quiétude et sérénité

Il se pourrait en effet que vous rencontrassiez (ah ah, un imparfait du subjonctif alors que je tente déjà d’éradiquer le passé simple !) la paix de l’esprit et de l’âme à La Casa, en particulier les jours où elle n’est pas envahie par des centaines de visiteurs.

 En effet, comment expliquer que certains s’installent ou veuillent s’installer dans ce coin isolé du bout du monde, sans être poussés par des considérations financières et alors même qu’ils vivent dans de belles régions ou villes françaises ? Sidérant de les entendre dire, comme soulagés et reconnaissants : “On est bien, ici…”.

Car par comparaison, les abords de La Casa n’ont strictement rien à offrir : pas de plage, pas de pistes skiables, pas d’installations sportives, pas de piscine (sinon la cascade qui attire parfois les serpents), pas de cinéma, aucune bibliothèque, pas de librairie, pratiquement aucune sortie nocturne. Seules perspectives à l’horizon : la méditation, les bains de cristaux (j’y reviendrai), la soupe (option : je pèle ; option : je mange ; option : je lave. Pour vous amuser davantage, vous pouvez en combiner plusieurs), quelques compagnons de hasard.

Et pourtant, je confirme, on se sent étrangement bien à La Casa. Même quand vous n’êtes pas du tout convaincu par les Entités et que vous doutez même de leur existence, vous vous sentez bien.

– Émerveillement

Bien sûr, on peut admirer la végétation de La Casa ou le travail des jardiniers, mais le plus épatant, je crois que ce sont les multiples files formées de visiteurs qui attendent tranquillement, le sourire aux lèvres.

Imaginez des queues vingt fois plus courtes en France, un jour non pas de grève (stop à la dépression), mais un jour de départ en vacances, devant les guichets de l’accueil SNCF. Les TGV ne sont même pas en retard, il s’agit juste d’attendre son tour. Les malheureux qui sont heureux de préférer le train ont le visage tendu comme si quatre minutes d’attente représentaient le comble de la souffrance, certains râlent en sifflant entre leurs dents, des grands machins vous envoient un coup de sac à dos sans s’excuser (ils ne vous ont pas calculés), d’autres sont captivés par leur smartphones parce qu’un élément essentiel à leur survie risque de leur échapper (ils jouent à Candy Crush), etc.

Magie d’Abadiania, fraternité dont on peut s’émerveiller.

– Reconnaissance et gratitude

Quand vous serez à La Casa, il y a de fortes chances que vous soyez saisi par ces sentiments. En particulier si vous avez ou avez eu le cancer puisque vous serez traversé par l’étonnement d’ÊTRE là, encore en vie et au milieu d’une vie exubérante, celle qui semble émaner de la terre elle-même.

Gratitude envers un peu tout et gratitude aussi pour ceux qui vous auront soutenus et accompagnés, physiquement ou en pensée. Il n’y a pas de plus belle chose que de se sentir aimé et soutenu.

Résumons : dans la première partie de cet article (ici), j’ai souhaité vous informer sur la manière dont les “opérations” se déroulaient à La Casa. Dans la seconde, j’ai expliqué pourquoi je n’avais jamais regretté mon voyage, même si mon état de santé a continué de se dégrader à La Casa. Je vais maintenant ajouter quelques informations pratiques ; toutefois, elles seront brèves (si, si, je peux !) car je ne suis ni guide, ni voyagiste (ça aide !).

 

III. Quelques informations pratiques

1. Voyager et se loger

– Si vous partez pour la première fois à La Casa, le plus simple est sans doute de chercher un voyage organisé sur internet. Des guides sont habilités par Jean de Dieu pour en proposer.

Jean de Dieu préfère les groupes aux solitaires, sans doute parce que le mode de fonctionnement de La Casa est parfois un peu compliqué (les systèmes des files, en particulier). Cela dit, nous avons rencontré quelques français qui voyageaient seuls et sans guide (ils étaient déjà venus ou avaient le goût de l’aventure), donc il n’y a pas d’obligation.

La difficulté des voyages en groupe tient en particulier à la rigidité des dates proposées. Je voulais partir tout début janvier, puisqu’on m’avait annoncé un décès en février (j’avais perdu un mois dans un état de sidération totale, à faire le tour des médecins). J’expliquais aux guides pourquoi j’étais si pressée. L’une, qui organisait un voyage en mai, n’arrêtait pourtant pas de me répéter : “Vous ne pouvez pas attendre ?” À force de lui répondre que non, elle en convint et transmit le nom d’une collègue qui vivait à Abadiania.

Bilan : en contactant un guide, vous devriez obtenir certains renseignements même si savez que vous ne pourrez pas partir avec lui : le nom d’un confrère ou d’une consœur sur place, celui d’une pousada, etc.

– Si la pousada qu’on vous indique est éloignée de La Casa et que vous voulez loger plus près, vous pouvez bien sûr trouver d’autres adresses sur internet et prendre contact par mail (ce n’est pas trop un scoop).

Pour info, nous avons logé à la pousada Saint Raphaël, toute proche de La Casa.

. Elle était déjà grande et comme je l’ai dit, on construisait de nouvelles chambres.

. Buffet délicieux et copieux à chaque repas, ce qui semble être le cas dans les autres aussi (un sujet sur lequel nous avons échangé avec de nombreux groupes). 

 . Seul problème, également mentionné plus haut : mal insonorisée.

– Les pousadas peuvent vous envoyer un taxi à l’aéroport de Brasilia. Vous pouvez éventuellement partager les frais avec des voyageurs qui arrivent en même temps que vous. Il est fréquent de partager un taxi au retour, des affichettes sont épinglées dans certains hôtels.

2. Abadiânia et La Casa

– Il est rare que les visiteurs aillent traîner dans certains quartiers d’Abadiania. Il n’est pas recommandé de s’éloigner de son hôtel le soir, pour des raisons de sécurité.

Les boutiques proches de La Casa ne proposent pratiquement que des cristaux.

Vêtements : mieux vaut apporter avec vous les vêtements blancs que vous porterez pour vous présenter devant Jean de Dieu ; le choix dans les boutiques est très limité. Les autres jours, vous pouvez vous habiller de la couleur qui vous plaît. La plupart des gens finissent d’ailleurs par continuer de se vêtir en blanc, tout du moins en partie.

– À côté de notre pousada, dans la rue qui mène à La Casa, se trouvait un local internet.

Les magasins d’alimentation sont quasiment inexistants dans les alentours de La Casa. Si vous aimez les fruits secs, apportez-les avec vous. Il est difficile de se procurer des noix du Brésil…

(La pousada où nous logions proposait des carafes d’eau chaude à toute heure du jour et de la nuit, avec des sachets de thé et de tisane.)

Prévoyez aussi savon et shampooing. Les pousadas n’en mettent pas forcément dans les chambres (les serviettes, draps, etc. sont fournis ; prêt de sèche-cheveux dans la nôtre).

– À l’entrée de La Casa, vous trouverez une petite buvette qui vend aussi des biscuits et des glaces ; plus au fond, une boutique propose des cristaux, des DVDs et livres en plusieurs langues, des souvenirs comme le triangle de La Casa en bijou, etc.

– Les nationalités rencontrées : Américains, Canadiens, Français, Suisses ; une famille indienne, des Allemands, une Autrichienne, quelques Irlandais….

– Les jours où Jean de Dieu reçoit à La Casa : mercredi, jeudi, vendredi.

 – La Casa reste ouverte tous les autres jours, beaucoup plus paisibles.

Le jardin est accueillant, des bancs vous permettent de contempler le paysage, vous pouvez vous asseoir dans l’herbe, manger, etc.

Le dimanche matin : chants dans la grande salle.

– Les langues parlées à La Casa : portugais, anglais, espagnol. Un peu d’allemand et de français, parfois.

– Dans la pousada où nous étions : portugais et espagnol.

3. Gratuité : oui et non

– Vous pouvez entrer gratuitement chaque jour à La Casa.

– Vous pourrez consommer gratuitement de la soupe les jours où Jean de Dieu reçoit (photo).

– Les toilettes sont gratuites et propres. Je pense que si un jour nous parvenons à envisager ce programme en France et à le mettre en œuvre, nous aurons effectué un plus grand progrès que celui qui consiste à visiter Mars.

L’accès à la cascade est gratuit pour ceux qui sont autorisés à s’y rendre.

– Si vous avez besoin d’un traducteur, ils se tiennent à votre disposition à La Casa pour noter sur un papier, en portugais, le problème qui vous conduit à consulter.

Chaque passage devant Jean de Dieu est gratuit.

– Vous pouvez apporter des photos de vos amis à La Casa et les placer dans la grande salle, derrière le triangle prévu à cet effet.

– Vous devrez vraisemblablement acheter de la passiflore (plusieurs flacons) pour vous soigner (Jean de Dieu, ou plutôt l’Entité, vous indiquera le nombre). Les gélules seraient “énergétisées” par les Esprits. Ne me demandez pas les tarifs, je ne me souviens plus ; je suis en outre bien incapable de les évaluer par rapport au niveau de vie au Brésil.

– Vous prendrez sans doute des bains de cristaux en espérant une amélioration. Ils ne sont pas gratuits. Les bains de cristaux ne sont pas exactement des cristaux, pas d’immersion voluptueuse dans une baignoire emplie de Swarovskis, hélas ! Les cristaux sont plutôt des lampes qui émettent des lumières colorées, façon arc-en-ciel. Ces éclairages fixés au plafond sont censés activer vos chakras. Une musique de méditation est diffusée pendant la séance (20 mn).

La buvette et la boutique : vous n’êtes pas obligé d’acheter, mais il est difficile de ne pas rapporter de souvenirs. Les cristaux, là, sont en quelque sorte de “vrais” cristaux. Ils peuvent atteindre de grandes tailles, magnifiques.

 

Conclusion

J’espère que ce long article sur Jean de Dieu, posté en deux fois (partie I  puis parties II et III) vous permettra de décider si vous voulez vous rendre ou non à La Casa. Je me suis montré très franche, parce que je pense que si on m’avait mieux expliqué certains points que j’ai abordés en I, j’aurais été moins surprise, et aussi moins déçue, par les “opérations” pratiquées et par la manière dont elles le sont. Quoi qu’il en soit, après avoir lu cet article, vous êtes mieux préparé que je ne l’étais, ce qui ne peut que vous être profitable pour mieux vivre vos éventuelles “opérations” et en obtenir des bénéfices.

Je pensais revenir à La Casa un jour, mais après avoir rencontré des guérisseurs philippins en France et en Suisse, j’envisage maintenant un voyage aux Philippines. J‘ai bien conscience de détruire les illusions de ceux qui pensaient que j’étais revenue à la raison en revenant du Brésil, non, pas du tout, d’autant que j’ai vécu un truc phénoménal avec un guérisseur philippin ! La raison, franchement, me semble un truc très, très limité ! En ce qui concerne Abadiânia, j’ai tendance à penser que La Casa est victime de son succès, et que l’âge de Jean de Dieu, né en 1942, le rend peut-être moins performant qu’il ne l’a été. Si on ne meurt pas entièrement quand on meurt (!), je me promets de voleter jusqu’au Brésil en évitant les trous d’air pour savoir ce qui s’y passe vraiment. Évidemment, il se pourrait aussi que Jean de Dieu décède avant moi… Dans ce cas nous nous expliquerons Là-Haut ! À suivre !

 

Au terme de cet article, je voudrais remercier tous ceux qui m’ont accompagnée, d’une manière ou d’une autre, dans cette aventure. Mon frère,  sans lequel, c’est sûr, nous ne serions jamais partis et qui a pu se libérer… 5 jours. Autant dire que ce n’était pas pour son plaisir personnel. Ma mère, qui a supporté 15 jours ma charmante humeur et qui était disposé à rester aussi longtemps que je le souhaiterais. Mon père, pour avoir participé financièrement à ce voyage au bout du monde. Maggy, pour m’avoir rendu l’argent des cours de chant que je ne pouvais plus suivre, et cela sans que je ne songe à le lui demander. Corinne, pour le joli foulard blanc qu’elle m’a offert, très utile sous les ventilateurs de La Casa, pour le livre de Shirley Mac Laine, aussi. Gilles, présent au départ comme au retour (Champagne !), Gérard et Cathy, lors de la soirée qui a suivi. Et tant d’autres qui m’ont soutenu, mes chers amis et ma grande famille. J’ai vraiment su alors à quel point j’étais bien entourée. Émotion !

Partager :
Ce contenu a été publié dans Thérapies complémentaires ou parallèles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Jean de Dieu (suite : IIe et IIIe parties)

  1. Elie P. dit :

    Expérience fascinante et – on le comprend bien – ô combien difficile à aborder ! Merci de m’avoir fait voyager à Abidania l’espace de quelques instants, grâce à cet article à la fois complet et facile à lire. (Mention spéciale pour la référence à Pascal qui doit en effet se réjouir que de telles règles subsistent – halte au divertissement !)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.