Jean de Dieu (début : Ière partie)

Jean de Dieu Casa

Jean de Dieu : 

aller le voir… ou pas ? (Ière partie)

 

J’ai décidé d’écrire cet article sur Jean de Dieu car je viens de lire dans un livre sorti récemment le témoignage d’un homme qui aurait été guéri du cancer par ce célèbre guérisseur. Les témoignages en ce sens ne manquent pas, et c’est bien la raison pour laquelle je me suis envolée pour le Brésil, quand j’ai su que j’hébergeais un cancer de stade IV et qu’il me restait soi-disant 3 mois à vivre, parce que pendant six autres j’avais reçu toutes sortes de faux diagnostics.

Pour ma part, non seulement je ne fus pas guérie, mais je fus en outre très déçue par la manière dont se déroulaient les soins. Cet article est destiné à vous informer, pour vous aider à prendre une décision, quelle qu’elle soit. Je précise que malgré l’absence de résultats sur le plan thérapeutique, je ne regrette absolument pas mon voyage au Brésil : d’un point de vue sociologique, il fut passionnant et amusant ; surtout, le bénéfice psychologique fut énorme. Cette aventure nous souda, ma famille et moi comme nous ne l’avions jamais été ou, tout du moins, comme je ne l’avais jamais ressenti. Sans doute est-ce l’un des leviers qui m’a permis d’aller mieux, bien longtemps après.

Dans la première partie de cet article, je rappellerai qui est Jean de Dieu et tempérerai sans doute votre enthousiasme en mentionnant tout ce qui ce qui m’a paru pénible, fastidieux voire peu cohérent à Abadiânia : ce que le plus souvent, on ne vous dira pas ! Dans la seconde partie, je resterai confiante sur les possibilités de guérison à La Casa, le centre créé par Jean de Dieu, et je me souviendrai aussi des meilleurs moments vécus au Brésil. Enfin, une troisième partie complétera ce qui précède en ajoutant d’autres informations de nature pratique, au cas où vous décidiez de vous rendre à La Casa. Ainsi, après la lecture de cet article, vous serez non seulement mieux informé que je ne l’étais pour effectuer un choix, mais vous serez aussi mieux préparé si vous décidez de partir.

I. Jean de Dieu : réputation et… déception !

1. Jean de Dieu, la réputation d’un guérisseur extraordinaire :

Jean de Dieu possède une aura internationale puisque des hommes et des femmes affluent du monde entier dans l’espoir d’être guéris par lui de toutes sortes de maux, des plus bénins aux plus graves, tel le cancer. Des stars chantent ses louanges, on rapporte par exemple que Shirley Mac Laine sortit de la salle d’opération en criant qu’elle était guérie. Quel enthousiasme ! Alors qu’au Brésil on vous incite au recueillement et au repos après une intervention ! Mais une star est une star, avec sa sensibilité exacerbée ou ses caprices justifiés par un statut particulier qui autorise le non-respect des consignes, surtout si cette transgression favorise la célébrité de celui qui les a pourtant émises.

Sur le net, des anonymes témoignent, affirmant avoir retrouvé la santé (sites et vidéos). Les méthodes de guérison ne sont guère détaillées, mais elles le sont parfois davantage dans les livres parus sur le sujet. Il y est question de “guérison spirituelle”, obtenue à partir d'”opérations”. Jean de Dieu a fait ou conseillé cela à tel ou telle personne qui a pratiquement toujours senti une amélioration rapide de sa santé ou un mieux-être psychologique avant que la guérison ne se manifeste. Ainsi encouragée, la personne est revenue à La Casa pour parfaire son soin ou témoigner en laissant ses coordonnées.

Mieux encore, l’on voit parfois des reportages (j’en avais vu un à la télévision française) qui filment les instruments dont se sert parfois Jean de Dieu : il intervient en effet sur le corps de ses patients, enfonçant une pince dans leur nez ou raclant leurs yeux. Dans certains témoignages écrits, on entend dire qu’il a extrait une tumeur du corps ou qu’il l’a incisé à tel ou tel endroit.

Je précise que j’écris “Jean de Dieu” pour simplifier car je vois et j’entends tout le fan club de La Casa bondir et me reprendre sentencieusement : oui, je sais, ce n’est pas Jean de Dieu lui-même qui guérit ou opère, ce sont les Entités qu’il incorpore. Autant vous dire que ces dernières sont parfois très célèbres : par exemple, la première Entité venue prendre possession de Jean de Dieu alors âgé de seize ans serait le Roi Salomon. Ce dernier l’aurait suivi à La Casa, où vous rencontrerez peut-être aussi Saint Ignace de Loyola, Saint François-Xavier, le docteur Augusto de Almeida, le docteur José Valdivino, le docteur Osv(w)aldo Cruz, André Luiz etc. Mentionnons une femme : Sœur Scheil(l)a. Chacune de ces Entités serait entourée d’un groupe d’assistants qui, eux, ne s’incorporent pas. Les habitués de La Casa se disent capables de déterminer quel Esprit habite Jean de Dieu à tel ou tel moment.

 Après ces infos assez stupéfiantes, passons à une réalité plus déprimante et même éprouvante.

2. Tout ce qu’on ne vous a (peut-être) pas dit sur La Casa !

 – Vous n’aurez pas un rendez-vous personnalisé.

Vous attendrez des heures, soit assis parce que vous êtes venu avant sept heures, soit debout parce que vous êtes arrivé plus tard. Pendant ce temps-là, vous entendrez beaucoup de gens parler longuement sur une estrade, mais rarement en français (réviser votre portugais, votre espagnol ou votre anglais). Ils donnent des témoignages de guérisons, de changements de vie, des indications sur le déroulement de la journée.

Vous ne verrez pas Jean de Dieu à ce moment-là, il se trouve dans une des salles situées derrière. Bien sûr, vous serez habillé en blanc et si vous êtes fragile de la gorge, prévoyez une écharpe car les ventilateurs sont redoutables.

Pour info, j’ai patienté de 7 heures à 15 h la première fois et de 7 h à 16 h la deuxième (ou j’aurais pu me permettre d’arriver plus tard, puisque j’attendais qu’on demande des volontaires pour une opération physique).

– N’imaginez pas que vous bénéficierez d’un long échange avec Jean de Dieu (= l’Entité qui l’habite), sauf cas exceptionnel.

C’est logique, puisque des centaines et des centaines de gens attendent de passer devant Jean de Dieu, les trois jours par semaine où il reçoit (mercredi, jeudi, vendredi). Ils attendent donc dedans ou à l’extérieur de la “grande salle” où se trouve l’estrade (celle sur laquelle se tiennent les discours que je viens de mentionner). Des amplis sont installés à l’extérieur. À certains moments, des files se forment et disparaissent par une porte située au fond : ceux qui vont méditer dans la “salle des courants” (énergétiques, ceux-là, il ne s’agit plus de courants d’air !), ceux qui s’apprêtent à passer devant Jean de Dieu pour une “révision” de leur opération, pour une première visite, pour un Au-revoir (la file des “Bye-Bye”), etc. Le système des files à La Casa s’apparente à une mystérieuse chorégraphie sujette à moult aléas même pour les esprits les plus aiguisés, je vous en reparlerai plus bas.

Vous vous retrouverez donc dans une de ces nombreuses et très longues files, accompagné ou non d’un guide. Si vous ne parlez pas un mot de portugais, vous aurez un papier avec vous sur lequel est écrit dans cette langue la raison de votre venue. Vous trouverez des traducteurs sur place, ils veulent de la brièveté.

Soyons clair, la première fois où je me présentai devant Jean de Dieu, je ne jurerais même pas qu’il m’ait regardée avant de m’expédier en moins de cinq secondes en “salle d’opération”.

Méfiez-vous des mots utilisés, ils n’ont peut-être pas exactement le sens que vous leur prêtez.

Vous avez dû remarquer que j’ai placé plusieurs fois le mot “opération” entre guillemets. Il relève de tout un champ lexical destiné à accréditer la véracité des interventions qui auraient lieu même quand vous ne sentez ou ne ressentez rien : certaines opérations peuvent être “invisibles”, les “sutures” sont “internes”, il faut vous “reposer” en bougeant le moins possible et en vous nourrissant peu pendant vingt-quatre heures, vous devrez prendre une “médication”, etc.

Ne vous attendez pas trop à une “opération” individualisée, même si vous la demandez comme je l’ai fait (j’y reviendrai plus bas). Il y a de fortes chances pour que vous soyez dirigée vers la “salle d’opération” en compagnie de vingt à trente autres personnes qui seront “opérées” en même temps que vous.

L'”opération” en groupe, dite “invisible”, est en effet la plus fréquente.

– Les particularités de l’opération en groupe, outre son invisibilité :

. Ne croyez pas qu’on va vous donner un lit : vous êtes alors assis sur un banc, les yeux fermés.

Ne pensez pas que Jean de Dieu s’approchera de vous pour une imposition des mains ou quelque chose dans le genre. Non. De toute façon, avec les yeux fermés, vous ne le verriez pas !

Ne pensez pas non plus qu’il s’approchera de vous pour vous dire quelque chose en particulier. Non. Si vous êtes avec d’autres, c’est parce que vous devez être avec d’autres.

Ne pensez pas que cette opération en groupe vous retiendra longtemps. Non, vous aurez peut-être attendu de sept heures du matin à quinze heures pour passer devant Jean de Dieu, mais une fois que vous aurez pénétré dans la “salle des courants” dont les bancs sont occupés par ceux qui y méditent, l’aurez entraperçu et aurez été projeté dans la salle d'”opération”, tout ira très vite.

En effet, on vous demandera de fermer les yeux, vous entendrez des chuchotements, et au bout de trois minutes, tout le monde dehors ! L'”opération” a eu lieu.

Vous devrez alors prendre un taxi pour rentrer à votre hôtel (les taxis attendent devant la porte, à l’intérieur de l’enceinte de La Casa) et sans doute un guide vous apportera-t-il des flacons de passiflore, qui constitue votre “médication”.       

Puis, repos !  Interdiction de parler, manger, bouger pendant vingt-quatre heures pour que le résultat soit à la hauteur de vos espoirs. C’est l’occasion de méditer sur la perception du temps : très long ! Autre option : vous dormez.

Pour ma part, je n’y suis pas arrivée, mais j’ai entendu certains Français se réjouir d’avoir ainsi récupéré de leur voyage. Je l’admets, c’était les moins spirituels de nos compagnons. Mais je m’en rends compte maintenant, c’était aussi les moins malades. Je vous laisse déterminer si un sommeil de bébé est la conséquence d’une bonne santé ou sa cause et je passe à la suite.

Si tel Columbo, vous revenez à la charge pour demander une opération physique, individualisée, vous ne serez pas forcément exaucé et cela même si l’on sollicite des volontaires.

Pour ôter toute ambiguïté à ce qui précède, je précise que vous pouvez être recalé même si vous êtes dans la tranche d’âge demandée (entre 18 et 50 ou 53 ans, cela dépend des informateurs, des livres, etc.)

Vous referez alors vraisemblablement le circuit : opération en groupe-taxi-vingt-quatre heures au lit.

Votre demande d’opération physique peut même passer pour extrêmement suspecte.

. On vous demandera : “Mais pourquoi as-tu besoin/ veux-tu une opération visible ?“.

. On interprétera : “C’est parce que tu es français/française“, on jugera “les Français sont trop rationnels” (de fait, ils ne sont pas les plus nombreux à la Casa !).

. On laissera éventuellement entendre que vous êtes trop critique : “Tu n’as pas confiance“.

. On sous-entendra même parfois que vous ne guérirez pas pour cette raison : “Il faut lâcher-prise pour guérir, tu dois abandonner le mental“, etc.

Mais moi, je trouve extrêmement suspect de paraître suspecte, je tiens à le dire !!!

. Une partie de la célébrité de Jean de Dieu est liée à ces opérations physiques, spectaculaires : ce n’est pas tous les jours qu’on voit une Entité enfoncer une pince dans le nez d’un malade ou lui racler l’œil ou lui extraire une tumeur du corps, tout cela sans anesthésie.

. Ces opérations physiques étonnantes, pour ne pas dire extraordinaires, sont donc relayées par les médias et bien souvent, on vient à Abadiania pour les voir.

. Leur caractère sensationnel peut favoriser une guérison car oui, certains ont besoin de preuve, et alors ?!!

. Jean de Dieu himself a bien conscience de l’effet produit par ces opérations impressionnantes : à la Casa, il les pratique sur l’estrade, aux yeux de tous, quand le bla-bla des orateurs s’interrompt enfin. Quoi qu’en prétendent les fâcheux, sa réputation s’en trouve rehaussée.

. Mieux encore, les opérations physiques sont filmées et diffusées sur les écrans de la grande salle, ce qui constitue encore une preuve irréfutable de l’importance et de l’impact qui s’y attachent. Après tout, je n’ai guère vu le film des des opérations invisibles, je n’ai même jamais vu l’invisible tout court !!!

. On appelle des volontaires pour pouvoir pratiquer les opérations physiques. Sans ces volontaires, toute une partie de la renommée de jean de Dieu s’effondrerait, donc je ne comprends pas pourquoi j’ai été autant critiquée et pourquoi on a tenté de me dissuader (j’expliquerai en III ce que j’ai remarqué au sujet des volontaires qui étaient acceptés).

3. Des explications étranges, une dégradation physique possible et de l’angoisse :

 – Comme je l’ai dit, j’ai donc été recalée pour l’opération visible/ physique et les raisons qui me furent données ne sont guère cohérentes avec ce qu’on lit ou entend par ailleurs.

En effet, quand, dans la grande salle, on demanda des volontaires pour une opération physique, je me précipitai et suivis un Marseillais (Guillaume) qui en voulait également une. Nous avons donc franchi la porte donnant sur la salle des courants où les médiums méditaient. Contrairement à la première fois où j’avais pénétré dans cette salle, nous n’étions que deux à marcher dans l’allée principale en direction du fond où Jean de Dieu était toujours assis sur son fauteuil ou sa chaise (l’ergonomie n’était pas au centre des mes préoccupations). Très impressionnant ! Deux hommes se tenaient là pour nous servir de traducteurs. Guillaume expliqua en quelques mots pourquoi il voulait être opéré et moi aussi, enfin je l’expliquai en anglais au traducteur.

La grande réussite de ce moment fut que là, j’en suis sûre, Jean de Dieu ou l’Entité X ou Y me regarda au moins quelques secondes. Je sentis immédiatement une certaine réticence, surtout par comparaison avec Guillaume, qui avait l’air en bonne santé, pratiquait la boxe et était tatoué sur tout le corps, hum, sur tous les endroits du corps que la décence permet d’exhiber, ce qui ne signifie d’ailleurs pas que les tatouages s’y limitent. Pour ma part, j’étais maigre et envahie par un cancer métastatique (on le saura !), d’autant plus blanche que je portais du blanc, couleur qui ne m’est jamais très bien allée si je puis ajouter ce détail pictural.

Bref, OK pour Guillaume et signe de tête négatif pour moi.

Là, évidemment, je savais ce qui m’attendait : la salle d'”opération” invisible et vingt-quatre heures au lit en compagnie de la passiflore. Avouez, c’est chiant. Donc je retardai autant que faire se peut ces vingt-quatre heure d’isolement total (à l’hosto au moins les infirmières défilent et votre voisine ronfle) en demandant POURQUOI je ne pouvais pas avoir une opération physique.

Réponse du traducteur qui alla vaguement parler avec JdD :

Ce n’est pas une bonne opération pour le cancer.

Ce qui ne m’avançait guère.

– Oui, mais POURQUOI ?

Réponse du traducteur qui n’alla pas réembêter JdD :

Cela risque de réveiller le feu.

Bon, vu comme ça.

Cela dit, j’avais lu des témoignages concernant des extractions de tumeurs et même si Jean de Dieu ou les Entités ne nomment pas clairement les maladies, certains humains plus ordinaires déclaraient qu’ils avaient été opérés physiquement de leur cancer.

Contradiction, me direz-vous ? Bien que personne n’ait relevé l’incompatibilité entre cette explication et certains témoignages (à Abadiania, nul ne songe à repérer les failles de la rhétorique d’un Dieu), je pense que la justification la plus probable qui aurait pu m’être donnée est celle selon laquelle l’Entité qui incorporait Jean de Dieu au moment où je me suis présentée ne bossait pas sur les cancéreux alors que d’Autres le faisaient sans le moindre scrupule.

Malgré deux opérations invisibles censées vous convenir, l’amélioration physique que vous espérez se transformera peut-être en dégradation de votre état de santé.

Je précise, car je connais les arguments de La Casa, que ce n’est pas parce que j’étais super énervée après le refus de Jean de Dieu ou de l’Entité qui l’habitait ce jour-là, bien au contraire, j’étais apaisée par le fait d’être allée au bout de ma démarche.

Cependant, un matin, en prenant tranquillement ma douche, je me suis rendu compte d’une boule à l’aisselle, que je n’avais pas en partant. Cela m’a paru bien sûr de très mauvais augure. On m’a reproché de trop m’examiner, mais à vrai dire, ce n’était pas le cas. Je me lavais innocemment quand j’ai fait cette découverte.

De l’angoisse surgira peut-être, contrairement à ce qui se raconte (le récit d’une Américaine rentrée chez elle pour mourir de manière sereine), le stress vous gagnera et vous voudrez rentrer.

Cette boule au niveau de l’aisselle fut vraiment un choc, je perdis alors toute confiance. Bien sûr, certains en concluront que c’était un signe de guérison et qu’il fallait laisser la maladie s’exprimer (théorie du Dr Hamer), là j’abandonne toute argumentation, comme quoi finalement, je sais faire preuve du lâcher-prise qu’on m’a si souvent recommandé à La Casa.

Ma guide me raconta l’histoire d’une jeune femme qui souffrait beaucoup, refusait de partir et risquait de décéder sur place. Il n’était plus question de prolonger le séjour.

Malgré tout, comme je vous disais, je n’ai jamais regretté mon voyage à Abadiânia et je vais passer à une seconde partie plus stimulante puisque je ne suis pas morte.

 

II. Ce qu’Abadiânia peut cependant vous offrir

1. L’extraordinaire au quotidien

– Une guérison !

Non, non, je ne suis pas totalement folle, ni habitée par deux Entités ennemies (!), je pense juste que chaque cas est unique et que si l’on trouve des témoignages de guérison, c’est aussi qu’ils existent. Personnellement, je ne suis pas médecin, donc je ne peux garantir à quelqu’un qu’il mourra dans les trois mois ou qu’il ne guérira jamais, OK ?

 

La suite se trouve ici : https://cancer-toujours-en-vie.com/jean-de-dieu-suite/

Partager :
Ce contenu a été publié dans Thérapies complémentaires ou parallèles. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.