Vitamine C contre cancer !

Vitamine C contre cancer !

 

Vitamine C

 

La vitamine C, c’est sans aucun doute la star des thérapies anti-cancer non médicamenteuse. Elle est l’objet de tous les fantasmes, et encore plus dans notre beau pays, la France, où elle est interdite en IV (= en intraveineuse). « Pourquoi ? » m’a-t-on demandé à l’étranger les yeux ronds. Eh oui pourquoi ? Sommes-nous trop bien protégés, et de quoi ? Lol ! Les injections de Vitamine C en intraveineuse se pratiquent aux USA, au Canada, en Australie, en Angleterre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne, en Roumanie, etc. Mais bon, vu qu’on est français, on a raison. Si, si, c’est dans nos gènes.

Et du coup, vu qu’on est également doué avec nos fesses (c’est la réputation qu’on nous prête), certains se l’injectent en rectal avec une poire à lavement. Trop fort ! Maintenons notre aura dans le monde !

Reprenons. Dans cet article, nous verrons quand la vitamine C a commencé à être expérimentée contre le cancer et les théories sur ses modes d’action supposés (I). Ensuite, nous nous intéresserons aux différentes manières de l’administrer (II) et de la potentialiser (III). Nous passerons ensuite aux études scientifiques qui prouvent son efficacité et vous pourrez lire les témoignages de patients qui y ont recouru et témoignent de son rôle salvateur (IV). Mais hélas, je ne vous dissimulerai pas qu’elle n’a pas du tout fonctionné pour moi, à 2 reprises et pendant de nombreuses semaines : mieux valait arrêter ce désastre (V) ! Je voudrais donc comprendre ce qui s’est passé dans mon cas et c’est une des raisons de cet article ; échanger pour avancer, en tenant compte des spécificités de chacun ET en examinant d’autres éléments : je voudrais qu’on analyse en particulier la composition du contenu des flacons qui affichent pompeusement la mention « Vitamine C » (bilan, en VI).

Mon échec thérapeutique ne signifie pas que je sois « contre » la vitamine C, bien au contraire, je pense qu’il faut autoriser son utilisation en France. Les chimios ne marchent pas toutes (ah ah ah !) et elles ne sont pas pour autant interdites (ah ah ah ah etc. etc. !). LIBERTÉ THÉRAPEUTIQUE !!!

I. La découverte de la Vitamine C et ses modes d’action supposés

Les premières expériences sur l’action de la vitamine C contre le cancer ont été menées par un Prix Nobel, Linus Pauling, et par un chirurgien britannique spécialisé dans le cancer, Ewan Cameroun. En somme, pas exactement des abrutis. Dès 1971, ils commencèrent des essais en utilisant la vitamine C à haute dose, de manière orale et en inraveineuse (haute dose : plus de 10 grammes par jour).

La forme utilisée par ces chercheurs : l’acide L-ascorbique (C 6 H 8 O 6).

Le résultat de cette étude démontra bien sûr que la vitamine C/ l’acide L-ascorbique possède une meilleure biodisponibilité en IV (intraveineuse) qu’en oral et que cette diffusion optimale du principe actif s’avère une condition indispensable de son efficacité.

1. Propriétés supposées de la vitamine C, en rapport avec le cancer

– Explication liée à l’environnement micro-tumoral

Pauling et Cameroun voulurent donner une explication scientifique à la réussite de la Vitamine C en intraveineuse : selon eux, elle empêcherait la prolifération des cellules cancéreuses en agissant sur l’environnement micro-tumoral. En effet, l’espace entre les cellules devrait normalement être extrêmement visqueux, ce qui les empêche de s’échapper et de se multiplier, MAIS les cellules cancéreuses peuvent au contraire le faire grâce à une enzyme, la hyaluronidase. La vitamine C serait capable de supprimer la hyaluronidase.

Ce n’est cependant pas la seule explication donnée par les scientifiques qui cherchent à comprendre l’action de la Vitamine C.

– Explication liée à l’oxydation

Alors qu’à faible dose, la Vitamine C agit comme un anti-oxydant, à haute dose elle deviendrait oxydante. En somme, elle agit comme une chimio oxydante : elle crée un stress oxydatif sur les cellules et induit la mort cellulaire. On dit cependant qu’elle s’attaquerait aux cellules cancéreuses et non, ou très peu, aux cellules saines. On dit (certains ne sont pas d’accord).

L’aspect pro-oxydant de la vitamine C à haute dose est validée par le fait qu’elle est susceptible de provoquer une anémie chez certains patients, ceux présentant un déficit en en G6PD. Ces patients ne peuvent pas produire suffisamment d’anti-oxydants pour résister à l’anémie.

Les 2 fois où j’ai reçu de la Vitamine C à haute dose en IV (au moins 50 g 2 X par semaine), on m’a fait faire ce test sanguin. On ne m’a injecté de la Vitamine C qu’après avoir vérifié mon taux de G6PD qui était tout à fait acceptable.

2. Autres propriétés prêtées à la Vitamine C

– Anti-virucide

C’est bien la raison pour laquelle il était difficile de s’en procurer (forme liquide pour injection) en Allemagne, Canada et autres pendant l’épidémie de corona. Les médecins (oui, les médecins !!!) la prescrivaient contre la Covid. Car les patients ne se l’injectent pas tout seuls ! Dans d’autres pays, répétition je sais, les médecins sont convaincus de son efficacité. Certains le sont également en France (si, si, j’en ai rencontré !), mais leur liberté de prescription est limitée. « Ah ma bonne dame, la soupe popu c’est pas très bon ! Je préfère ma villa avec piscine. À ce sujet, avez-vous entendu parler de… » (Non, et on s’en fout, j’ai pas de piscine ! Cela dit, j’accepte toutes les invits chez ceux qui en ont !)

– Anti-angiogénique

Elle inhibe la formation des vaisseaux sanguins que les tumeurs créent pour se nourrir.

II. Les modes d’administration de la vitamine C

1. Les précurseurs en IV (intraveineuse)

Comme nous l’avons vu en I, Linus Pauling et Ewan Cameroun utilisaient la vitamine C quotidiennement en dose d’intraveineuse environ 10 g ou plus/ par jour.

2. L’IV (intraveineuse) aujourd’hui

Aujourd’hui, dans la plupart des cliniques, la Vitamine C est plutôt utilisée 2 fois par semaine, à des doses d’environ 50 g. On y ajoute du magnésium, les posologies variant selon les cliniques. La fonction du magnésium est de pallier l’effet chélateur de la Vitamine C à haute dose en maintenant un certain équilibre des minéraux.

Les chercheurs semblent penser que c’est surtout en injectant la Vit C de cette manière (au moins 50 g 2 fois par semaine) qu’elle devient oxydante.

La célèbre Riordan Clinic aux USA, une véritable institution spécialisée dans la vitamine C intraveineuse, utilise plusieurs perfusions par semaine, en augmentant peu à peu les doses : la 1ère à 15 mg, la 2e à 25 mg, les 3 suivantes à 50 g.

Après la 3e perfusion à 50 g, le sang du patient est prélevé et on l’analyse dans les 20 minutes pour savoir quelle concentration plasmatique est atteinte. C’est en fonction de ces chiffres qu’on décide de continuer au même rythme ou d’augmenter la dose, qui peut aller jusqu’à 100 g.

Dans le protocole de la Riordan, la Vitamine C est injectée avec de l’eau stérile (EPPI). En effet, l’acide L-ascorbique est déjà une solution saline en elle-même : il est important de ne pas l’injecter avec du sodium pour ne pas créer d’œdème ou d’ascite (j’ai vécu ce problème d’œdème même sans sodium : avec sodium, il a été amplifié. Bras et dos gonflés. J’expliquerai cela plus bas).

La forme que j’ai reçue a été 2 fois la même : une vitamine C de synthèse, produite en Allemagne. J’ai recopié sa composition en V 3 puisqu’elle fait l’objet de questions.

3. La vitamine C sous forme orale

En ce qui concerne la vitamine C orale, on dit bien sûr que la forme liposomale est plus assimilable que l’acide ascorbique. L’acide ascorbique risque aussi de vous détruire davantage l’estomac que la forme liposomale.

Dans le protocole de la Riordan clinique, il faut consommer oralement environ 10 grammes de Vitamine C par jour les jours sans perfusion. On peut prendre la forme liposomale en début de repas, et la forme ascorbique en fin de repas.

On divise donc la dose pour en consommer avant et après chaque repas (2 X 5 g).

4. L’utilisation rectale

(= le traitement détourné de certains patients français).

C’est par le biais de l’association Cancer, l’Espoir Métabolique, de Patrick Louis, que j’en ai entendu parler pour la 1ère fois.

Lien vers la page Facebook de cette association :

https://www.facebook.com/groups/1036532500216039/

Comme je n’ai jamais expérimenté la vitamine C sous cette forme, n’hésitez pas à écrire des témoignages en dessous de cet article.

Attention, les patients n’utilisent pas de l’acide L-ascorbique ni de la vitamine C liposomale.

            Ils utilisent du sodium ascorbate, une autre forme de vitamine C.

Il faudrait en prendre 50 grammes, 3 fois par semaine, diluée dans 25 cl d’eau ou de sérum physiologique.

À garder si possible 12 mn.

III. Les stratégies pour renforcer l’action de la vitamine C

1. L’utilisation d’un chélateur / suppresseur de fer

– Pour que la vitamine C puisse oxyder les cellules cancéreuses, il serait préférable d’utiliser juste avant un ou des chélateurs du fer.

Référence :

http://www.nature.com/articles/srep05955

 Une patiente canadienne qui recourt à la Vitamine C en intraveineuse et en rectal contre un cancer de l’endomètre m’a écrit que sa médecin lui avait remis des gélules de charbon à prendre avant. Merci Hélène ! Bonne chance à toi et Richard !

– En intraveineuse, de nombreux patients l’associent à l’artémisinine. La clinique où j’ai été prise en charge lors de ma deuxième tentative (Europe de l’Est) injectait même de l’artésunate juste avant la Vitamine C (vu mon état de santé, l’hémoglobine n’a pas résisté longtemps, mais c’est un autre problème). Dosage de l’artésunate : 150 mg en intraveineuse.

2. Combiner avec de la doxycycline

Une étude menée par le Professeur Lisanti et publiée dans Oncotarget apporte la preuve de l’efficacité accrue de cette combinaison :

L’azythromycine est également mentionnée :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6520007/

Jane Mac Lelland, la célèbre Anglaise qui s’est guérie de plusieurs cancers explique que si on bloque la glycolyse avec la vitamine C, le cancer va chercher à passer par d’autres chemins. Pour couper l’accès à la glutamine et aux lipides, elle préconise elle aussi la doxycycline.

Cependant, elle conseille aussi d’autres compléments alimentaires et médicaments, c’est là que les choses se corsent.

3. Les statines ? Le café ?

– Effectivement, les choses se compliquent. Quand on lit le livre de Jane Mac Lelland, on comprend qu’il faut bloquer tous les pathways/ chemins du cancer.

Article ici :

https://cancer-toujours-en-vie.com/les-voies-metaboliques-anglaises/

Elle signale qu’elle a utilisé statines, doxycycline et vitamine C à haute dose (50 g en IV 3 fois par semaine) pour éradiquer ses cancers récurrents.

– Cependant, Daniel Stanciu, le chercheur de cancertreatmentsresearch estime, lui, qu’il faut éviter statines et café avant et après vitamine C : au moins 12 h d’écart.

Pourquoi ? Parce que si la vitamine C oxyde, elle emprunte pour le faire la voie de la Glut1, il faut donc la laisser opérante en ne l’inhibant pas avec des statines ou du café.

12 h d’écart parce que certaines statines ont une durée d’action assez longue.

Discussion ici :

https://www.cancertreatmentsresearch.com/high-dose-vitamin-c-cancer/#comment-10696

Mon avis sur la question : aucun. Essayer les 2 un mois, faites une analyse des marqueurs et vous jugerez.

4. Jeûner

Sans commentaire. Tout produit est davantage performant quand il se balade dans des veines non encombrées. Pareil que pour la chimio.

IV. Des preuves et des témoignages de l’efficacité de la vitamine C

1. Des études

– L’effet pro-oxydant de la vitamine C à haute dose, qui peut être couplée à des chimios pour éradiquer le cancer, apparaît bien dans cette étude :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7063061/

– Elle fonctionnerait bien avec l’immunothérapie :

https://stm.sciencemag.org/content/12/532/eaay8707

– Des cas de réussite sur des patients :

. Réussite sur un sarcome :

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1749589

. 9 cas d’amélioration quand les traitements conventionnels furent associés à de la Vitamine C (et de reprise de la maladie après l’avoir stoppée). Singapour, 2015.

Le lien :

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26679971/

Pour lire le Pdf associé :

https://www.researchgate.net/file.PostFileLoader.html?id=56c528f661432552618b45af&assetKey=AS:330302472900609@1455761654137.

. Un cas de carcinome hépatocellulaire avec de nombreuses métastases au poumon, qui a régressé après l’injection de Vitamine C et aboutit à une rémission (2015). 70 grammes par semaine pendant 10 mois. Il est intéressant de lire que la patiente de 74 ans a refusé les traitements conventionnels, dont la chimio en intraveineuse. QUOI ? ON PEUT FAIRE ÇA ? Les auteurs de l’étude portent des noms asiatiques. Vive l’Asie ! Ah oui, aucune de ses études ne vient de France. Et aucune n’est signé par un chercheur dont le nom aurait des consonances françaises. Ah la la de ah la la !

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26256994/

. Des cas de rémission complète, en particulier quand elle est employée avec de l’acide lipoïque :

http://www.orthomolecular.org/library/jom/2000/pdf/2000-v15n04-p201.pdf

J’en oublie sans doute, n’hésitez pas à chercher par vous-même, et à signaler vos trouvailles.

À ce sujet, en anglais, l’article inégalé de Daniel Stanciu :

https://www.cancertreatmentsresearch.com/high-dose-vitamin-c-cancer/

L’objectif est bien de montrer qu’on a tort de négliger ce produit peu onéreux dans la stratégie de soin. Peu onéreux ? Non brevetable ? Et si… Remarquons cependant que la Vitamine C est peu onéreuse quand on la compare aux chimios, thérapies ciblées et autres traitements tel l’immunothérapie. Cependant, quand elle est financée par le patient, elle nécessite un bon budget.

Mais poursuivons.

2. Des témoignages de patients

a. Étrangers

– Of course, le groupe d’échanges le plus actifs communique en anglais sur la vitamine C en intraveineuse (IV). C’est d’ailleurs à se demander si c’est la mauvaise maîtrise de cette langue qui permet d’enfermer les patients français dans un arsenal conventionnel bien cloisonné en dressant un mur linguistique quasi infranchissable autour d’eux. Google traducteur nous permettra-t-il de nous libérer de cette prison francophone devenue une prison thérapeutique ?!

Pour découvrir les témoignages anglophones, vous allez sur Facebook et demandez à rejoindre le groupe privé Healing Cancer Study Support group. On vous posera quelques questions (2 ou 3) pour valider votre inscription. C’est gratuit. Vous verrez ensuite que ce groupe d’échange possède de nombreuses rubriques dont  « A thread dedicated to Intravenous Vitamin C Success Stories ».

Sharing our own experiences..if and when we have them them !”

Activez la traduction instantanée ou copiez-collez ici :

https://www.google.com/search?client=safari&rls=en&q=traducteur+fran%C3%A7ais+anglais&ie=UTF-8&oe=UTF-8

Ci-dessous, je vous mets 2 liens directs, mais sans doute ne fonctionneront-ils que si vous êtes inscrit, raison pour laquelle je viens de vous indiquer la procédure à suivre.

– Le groupe Healing Cancer Study support group :

https://www.facebook.com/groups/healingcancerstudysupport/?multi_permalinks=666733470908939&comment_id=915813846000899&notif_id=1634939067757676&notif_t=feedback_reaction_generic&ref=notif

– La rubrique du groupe consacrée à la vitamine C :

https://www.facebook.com/groups/healingcancerstudysupport/?multi_permalinks=666733470908939&comment_id=915813846000899&notif_id=1634939067757676&notif_t=feedback_reaction_generic&ref=notif

b. En France

L’association « Cancer : l’espoir métabolique » ou « Cancer : espoir métabolique » (changement !) publie régulièrement sur le sujet.

– Son site est ici :

https://espoirmetabolique.fr

Vous y trouverez un contact.

– Adresse mail directe :

espoirmetabolique@gmx.fr

– Échanges sur Facebook :

https://www.facebook.com/groups/1036532500216039/posts/1074761436393145

Bref, tout cela est merveilleux, mais hélas avec une réserve : échec perso.

V. Un échec personnel récurrent

Si vous avez lu ce qui précède, je pense que vous mesurez la hauteur de mes espoirs en matière de vitamine C. Et même vous n’avez rien lu de ce qui précède !

Je précise que c’est bien l’échec de nombreux traitements conventionnels qui m’a conduite vers cette thérapie, je consulte des oncologues conventionnels depuis 2014, accorde une confiance particulière à certains. Je pense qu’une complémentarité entre les soins doit être recherchée, et qu’une posture d’opposition est stérile. Je n’ai pas dissimulé aux oncologues que j’ai rencontrés mes tentatives à l’étranger. Certains se sont montrés très perplexes, d’autres ouverts, l’un carrément réticent « Donc vous ne faites rien ?! » Eh, mec, rappel, que me proposes-tu, toi ? De fait, rien non plus, le VSL lui-même fut ce jour-là absolument ébloui par la brièveté de l’entretien…

1. Échec 1 – Première série d’injections de Vitamine C

C’était purement le protocole de la Riordan ; cette première thérapie avec de la Vitamine C a duré environ 2 mois et demi, au rythme de 2 à 3 perfusions par semaine ; jusqu’à 100 g furent injectés en 1 seule séance.

Le cancer de l’ovaire, découvert au stade IV en octobre 2014 (ascite, plèvre envahie), était en récidive, ce qui se traduisait par l’apparition de gros ganglions axillaires, en particulier sous l’aisselle droite.

Après quelques perfusions, mains et bras se sont mis à gonfler considérablement ; mon corps ne parvenait pas à éliminer tous les liquides injectés et pourtant, comme je l’ai dit, on utilisait de l’eau stérile et non du sérum physiologique pour réduire le risque d’œdème.

Les marqueurs (très fiables chez moi, c’est-à-dire extrêmement prédictifs en matière de récurrence du cancer) se sont mis à doubler.

Stimulée par la lecture de Jane Mac Lelland, de l’article de Daniel Stanciu, j’ai demandé à ajouter de la doxycycline : pas mieux, Dr Lisanti ! (voir le début de cet article, en III,  2). Un chélateur du fer (ibidem).

Bilan : on arrête tout !!! Et on prévoit un retrait du ganglion.

2. Opération (retrait du ganglion lymphatique axillaire droit) et reprise de la vitamine C

Certes, un retrait du ganglion alors que le cancer était en pleine progression m’inquiétait puisque, quelques années plus tôt, on n’avait pas voulu m’opérer de l’appareil génital sans chimio néo-adjuvante qui freine le processus. Mais en même temps, on me disait que ce ganglion très dur était parfaitement localisé et circonscrit, ce qui laissait entendre que je pourrais retrouver l’usage de mon bras.

Quelle idiotie cette opération ! Quelle déception ! Mon bras fut encore plus gonflé et immobilisé après. Révélation du chirurgien : « On n’a pas pu tout ôter, je risquais de toucher un nerf du dos… Non, ça ne se voyait pas au tep ! ».

En langage médical, pour ceux qui aiment les mots, même s’ils désignent une sombre réalité, nous aboutissons à cette belle, élégante et affreuse formulation : « curage ganglionnaire axillaire droit, macroscopiquement incomplet ».

Donc, que faire ? Aucune étincelle d’idée ne jaillissant en France, tentons l’étranger le temps que la flamme tricolore fuse. Cette fois, la clinique proposait toute un arsenal de soins anti-cancer.

3. Échec 2 – Deuxième série d’injections de Vitamine C

À nous la vitamine C, l’artesunate en intraveineuse, le gui, la chimio potentialisée par l’insuline (que l’oncologue refusa tant les plaquettes étaient basses), le caisson à oxygène, etc. Tant qu’à voir du pays …

Échec total, une nouvelle fois. Mon bras gonflait, l’épaule, l’omoplate, le dos ; baisse des plaquettes, interruption de la thérapie, conseil de l’équipe : « Rentrez chez vous et revenez quand ça ira mieux ». Quand quoi ? Gloups !

1 mois après : bras gonflé et paralysé. Il l’est toujours.

La dégradation se poursuit. Jusqu’où peut-on tomber plus bas ? Je creuse. Tentatives de chimio avec du Taxol, devenu inefficace. Radiothérapie (enfin !) avec cisplatine, sans cesse interrompu du fait de sa toxicité. Ce serait long à expliquer, mais s’il me reste encore un peu de temps sur cette terre, je voudrais revenir sur la question des tests oncogénétiques, qui prédisent quels chimios, thérapies ciblées, immunothérapies sont susceptibles de donner de bons résultats chez tel ou tel patient. Car j’ai malheureusement découvert à quel point les verdicts pouvaient être contradictoires…

VI. Le bilan et mes questions (surtout une)

PLUSIEURS SOURCES DE QUESTIONNEMENT

– Pourquoi certains patients obtenaient-ils de bons résultats dans cette clinique et pas moi ? (je n’étais cependant pas la seule en échec, loin, très loin de là).

– Pourquoi RGCC, un labo spécialisé dans les tests prédictifs et auquel on avait envoyé mon sang, prédisait-il le haut pourcentage de cytotoxicité de ce produit sur mes cellules cancéreuses en circulation ? Quelle vitamine C avaient-ils utilisé ? Impossible d’obtenir la réponse ! Le patient est bien peu de chose (hormis sa carte bancaire…).

– En effet et surtout, de quelle vitamine C parle-t-on ? Je continue de lire des témoignages de patients qui attribuent leur rémission à la Vitamine C en intraveineuse. Beaucoup de ces témoignages me semblent provenir d’Angleterre, des USA, du Canada. En discutant, j’apprends que les succès sont moins fréquents, et que l’Allemagne et l’Europe de l’Est enregistrent des échecs « Et pourtant cela matchait il y a quelques années » m’a dit un interlocuteur bien informé qui avait fait l’éloge de la Vitamine C en public et dont les doutes grandissaient.

Remarque curieuse : lors de mes tentatives, on m’a injecté la MÊME vitamine C, flacon rigoureusement identique de la même marque.

L’infirmière refusait d’ailleurs que je le prenne en photo. On se demande bien pourquoi !

Toujours est-il que j’aurais vraiment voulu faire analyser la composition de ce flacon (je me suis adressée à une association qui s’intéressait à ce sujet, coopérait avec des chercheurs, mais qui finalement n’a pu me répondre même si elle-même s’interrogeait).

J’ai beaucoup demandé aux patients étrangers en rémission une photo de l’étiquette du produit injecté dans leurs veines, croyez-le ou non, j’ai eu très peu de réponses et continue d’en recevoir bien peu. Presque à chaque fois, ma demande engendre d’autres questions du type : « Avez-vous bien fait ceci ou cela ? » La vitamine C est auréolée d’un tel prestige, à croire qu’elle serait inimitable ! On ne met pas en cause le produit, quel qu’il soit, mais son utilisateur.

LA QUESTION PRINCIPALE

DONC JE ME PERMETS DE REPOSER ICI LA QUESTION, LA DEMANDE : SI VOUS ATTRIBUEZ VOTRE RÉMISSION OU UNE PART DE VOTRE RÉMISSION À L’ACTION DE LA VITAMINE C, EN PARTICULIER EN INTRAVEINEUSE (IV), POUVEZ-VOUS ENVOYER UNE PHOTO DE L’ÉTIQUETTE DE VOTRE FLACON OU RECOPIER CE QUI EST ÉCRIT SUR CETTE ÉTIQUETTE ? JE VOUS REMERCIE.

– À titre indicatif, je note ce que je lis sur l’étiquette de la vitamine C que j’ai reçue, avec traduction Google en français.

 

Vitamin C 50 g

100 ml sterile Lösung zur Herstellung einer Infusionslösung

Vitamine C 50 g 100 ml de solution stérile pour solution pour perfusion
Inhaltsstoffe : Ascorbinsaüre Na-Salz 56 ( = Na-Ionen 284 mmol*), Natriumhydrogencarbonat**, Aqua pro injection.Arzneimittel für Kinder unzugänglich aufbewahren ! Nur Klare Lösungen verwenden ! Nicht unverdünntanwenden ! Nicht über 25°C lagern. Apothekenplifchtig. Nach Anbruch Reste verwerfen !

(Verwendbar bis …)

Ingrédients : acide ascorbique Na sel 56 (= ions Na 284 mmol*), bicarbonate de sodium**, Aqua pro injection. Conservez le médicament hors de portée des enfants ! N’utilisez que des solutions claires ! Ne pas u tiliser non dilué ! Ne pas conserver au-dessus de 25°C. Pharmacie obligatoire. Jetez les restes après ouverture !  (À utiliser jusqu’au …)

* et ** : Je remercie en particulier Cyril et Anthony pour leurs précisions ; j’avais tendance à penser que cette vitamine C orangée et très visqueuse n’était qu’un bloc de sel, ce en quoi j’avais tort. Quant au Natrium etc., il apparaît nécessaire à la conservation, « stabilisation » du produit.

FORMULAIRE DE CONTACT

– Ci-dessous, le lien vers le formulaire de contact par lequel vous pouvez me joindre (il semble y avoir un doublon, mais pourquoi pas ?). Votre nom peut être un surnom ; si vous ne voulez pas être publié, vous le dites, il faut une validation manuelle pour qu’un message apparaisse sur ce blog et bien sûr je ne valide jamais ce qu’on me demande de ne pas publier. Mais votre message peut aider d’autres personnes. Dans tous les cas, jamais votre adresse mail n’apparaît en clair.

https://cancer-toujours-en-vie.com/contact/

 

À BIENTÔT POUR DES TÉMOIGNAGES ET DES ÉCHANGES CONSTRUCTIFS !

 

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